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 Burning black holes in dark memories II ◊ Anton & Louise

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MessageSujet: Burning black holes in dark memories II ◊ Anton & Louise   Jeu 1 Sep - 17:30

Le bruit des vagues, qu'elles s'échouent tranquillement sur une plage ou se brisent sur les parois sombres et froides d'une falaise, avait toujours su apaiser Louise Krynska. L'apaiser et clarifier ses pensées, l'aider à prendre du recul pour mieux prendre des décisions. C'était quelque chose d'étonnant, qui forçait presque l'admiration. La jeune fille en elle-même était quelqu'un de surprenant, d'imprévisible. Tantôt calme et réfléchie, elle pouvait se montrer téméraire et spontanée l'instant d'après. Nul ne pouvait expliquer ses sautes d'humeur. Quant à suivre le cours de ses pensées, il semble que personne n'en ait jusque là été capable. Dès lors, il paraît improbable que quiconque comprenne comment elle s'était retrouvée à l'infirmerie, plongée depuis deux jours dans un coma artificiel pour le bon déroulement des soins administrées par l'infirmière de l'institut. Louise l'avait échappé belle. Avait la chance de tous les diables. Était miraculée. Mais mal en point.Elle cicatriserait évidemment, et retrouverait bientôt une peau de bébé, aussi immaculée qu'au premier jour si elle le souhaitait. Mais elle restait pour l'heure très salement amochée.

Que s'était-il passé ? Dur à dire. À force de jouer avec le feu, elle s'était brûlée. La main, le bras, les ailes qu'elle n'était jamais parvenue à acquérir, celle qu'elle avait convoitées comme une convoite une paire d'escarpins plus que désirés mais si hauts qu'on craint de ne pouvoir marcher avec. Elle avait eu le temps de réaliser que sa vie reposait sur un tissu de mensonges. Qu'on avait tué sa mère biologique de sang froid pour la faire taire, plus ou moins en vain. En désespoir de cause, elle s'était ravagée le corps et l'âme. Drogues et alcools, moldus ou non, étaient devenus son quotidien. Une pilule par ci, un joint par là, une piqûre à l'aube, un verre au crépuscule. C'était si simple.

Mais ce soir là, en haut de la falaise, le bruit des vagues se brisant en contrebas l'avait fait perdre pied, perdre la tête. Se perdre. Et BAM. En deux secondes, elle avait compris. Trop tard. Son corps avait frappé la surface froide et agitée d'écume de la mer avec une violence inouïe. Elle s'était senti happée par un trou noir et s'était laissée faire. Plus de lumière. Plus rien. Rien que le silence. Et les profonds et rassurants ténèbres.
Emportée par les vagues, ses os avaient été méticuleusement brisés contre les escarpement rocheux qui émergeaient de la mer.sa chair avait ça et là été entaillées et tuméfiée. Elle aurait du mourir. Mais on l'avait sortie de là.

Elle s'était peu à peu rétablie. Les hématomes s'était rapidement résorbés, redonnant à la peau de la jeune femme sa blancheur d'antan. Sur son visage, il ne restait que de pâles cicatrices qui disparaîtraient bientôt. Sur le reste de son corps, c'était une tout autre histoire. L'infirmière avait rapidement rafistolé les os brisés, que ce soit la main, les côtes ou l'arcade sourcilière. Mais la chaitr avait subi des blessures graves. Deux vilaines estafilades barraient son dos, soulignant de manière étrangement symétriques le creux de ses omoplates. Sa cuisse droite était également entaillée, mais la chair se refermait autour de l'artère fémorale manquée de justesse. D'autres plaies parsemaient son corps, estafilades plus ou moins fines et effacées apposées ça et là. Mais l'une d'entre elles se démarquait. Sur son sein gauche avait été dessiné à l'arme blanche une maque connue de tous. Connue et crainte. La Marque des Ténèbres. Pourtant superficielle, la blessure semblait avoir du mal à cicatriser.

Non sans réticence, l'infirmière avait accepté de soigner la Licorne. Mais dès lors qu'on avait connaissance de cette blessures, tout semblait possible. Bien que droguée, Louise ne s'était probablement pas jetée du haut de la falaise. Son état ne lui aurait vraisemblablement même pas permis de se déplacer. À l'évidence, elle n'avait pas été seule, ce soir là. On avait attenté à la vie d'une élève. Comme si l'affaire Dawn n'avait pas suffit, Durmstrand se retrouvait avec un nouveau scandale à gérer

Le jour se levait tout juste, lorsque l'élève ouvrit les yeux, reprenant enfin conscience. Dans un premier temps, elle fut complètement perdue. Elle ne reconnaissait rien autour d'elle. Des rideaux blancs entouraient son lit, la table de chevet et le siège qui avait été approché de son lit et où se trouvait un homme qu'elle reconnut après un moment comme Anton Anouza.Endormi, l'enseignant était avachi sur son lit, assis dans le fauteuil. Elle mit un moment à réaliser qu'elle se trouvait probablement à l'infirmerie de l'institut. Elle y était évidemment déjà venue, mais elle y séjournait pour la première fois. Elle voulut se lever pour prendre ses marques, voir le soleil qui baignait l'endroit d'un rose orangé se lever... Mais son dos la lança violemment dès qu'elle tenta de se redresser. Elle retint de justesse un gémissement de douleur afin de ne pas alerté le directeur endormi et l'infirmière qui ne devait pas être loin. Puis elle se résigna à rester immobile.

Quelque peu hébétée, elle tenta de se rappeler les derniers souvenirs qu'elle avait. Avant d'atterrir ici. Elle fronça les sourcils. Entre trips et ivresse, elle ne se souvenait guère de ces dernières semaines. Des vagues instants de lucidité lui revenaient. Errances dans les couloirs, nuit ou jour, elle n'en savait rien, mauvais trips, instants de joie intense... Mais aucun visage. Pourtant, il lui semblait avoir eu de la compagnie. Quelqu'un avec qui elle avait discuté, entre un verre ou un joint, ou même en partageant l'un ou l'autre. Mais qui ? Elle envisagea un instant Anton, son enseignant, mais l'écarta aussitôt. Son regard se posa sur le directeur. Elle avait confiance en lui, elle savait qu'il ne l'aurait jamais laissée se mettre dans un tel état s'il avait pu l'en empêcher. Il ne l'aurait sûrement pas encouragée.

Pourtant, elle ressentait également un sentiment de confiance envers la personne qui l'avait soutenue ces dernières semaines. Elle la comprenait, et Louise pouvait lui parler sans crainte. Elle aimait cette personne. Pas comme on aime un amant. Mais plutôt comme on aime une sœur ou un frère. Était-ce Debbie ? Non, elles n'avaient jamais rien partagé, pas même le sang, au final.

Puis elle sentit quelque chose lui traverser le cœur, et elle ne put retenir un cri, portant vivement ses mains à sa poitrine. La rancœur. Voilà ce qui lui faisait si mal. Parce que cette personne, qu'elle aimait plus qu'elle n'avait jamais aimé qui que ce soit, et en qui elle avait un confiance totale, l'avait laissée se détruire, au point même qu'elle avait manqué d'en perdre la vie. Qui pouvait bien faire preuve d'aussi peu de cœur et laisser quelqu'un s'attacher à soi tout en laissant ce quelqu'un mourir sous ses yeux ? Qui ? Elle sentit de l'eau couler sur ses joues et se mit à haïr le monde entier. La vie ne pouvait-elle pas l'épargner ? Pitié...
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Anton Anouza
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MessageSujet: Re: Burning black holes in dark memories II ◊ Anton & Louise   Mar 27 Sep - 20:59

    Des frissons parcoururent son corps entier, Anton se leva et monta dans son appartement par l’escalier caché qui se situait derrière une des bibliothèques de son bureau. Il ouvrit son armoire et prit un gilet qu’il revêtit sur lui. Quelques instants il regarda son lit et songea à s’affaler pour dormir. Il jeta un coup d’œil à l’horloge mural, vingt deux heures. Non, ce n’était pas le moment. Il descendit les marches et s’arrêta quelques instants dans sa pièce de travail, tout était en ordre, soigneusement rangé. L’obscurité régnait derrière la fenêtre. Le directeur de l’institut referma la porte derrière lui et prit la direction du deuxième étage, deux niveaux en dessous de celui-ci.

    Arrivé devant l’infirmerie, il s’immobilisa, sa main sur la clenche. Les visites n’étaient pas acceptées à une telle heure de la soirée, cependant son poste lui octroyait quelques exceptions. Pourtant, il aurait préféré ne pas se retrouver planté là, dans l’incertitude la plus totale. Il ouvrit la porte et rejoignit le seul lit occupé de la grande pièce. C’était parfait, l’infirmière se situait déjà dans sa chambre, elle le laisserait tranquille. Il s’installa dans le fauteuil sur le côte gauche du lit et regarda la jeune femme, pensif. Cela faisait trois jours que Louise Krynska avait été acceptée à l’infirmerie de l’institut, non sans réticence de la part de l’infirmière. Trois jours que l’enseignant allait la voir le soir avant de retourner dans son appartement. Elle ne s’était jamais réveillée en sa présence.

    Le physique de la licorne, pourtant magnifique, avait subi de graves blessures et était dans un sale état. Allongée sur le lit, on peinait à la reconnaître, seule sa chevelure blonde la distinguait. Anton ne comprenait pas ce qu’il s’était passé, il n’avait aucun élément de réponse, aucun morceau du puzzle.
    Le professeur de métamorphose avait reçu la visite de son frère, ministre de la magie, pour lui annoncer qu’un moldu, pêcheur, avait trouvé l’élève, le corps venant probablement de la mer, amené par les vagues. Il avait alors directement appelé les secours moldus qui placèrent la jeune femme dans un hôpital et lui appliquèrent les premiers soins. Malheureusement, les médecins ne prédirent pas son rétablissement. C’est à ce moment là que le ministère de la magie bulgare prit la situation en main, une fois informé. Une cacophonie monstre avait alors débuté.

    Louise put être intégrée à l’hôpital magique bulgare mais Anton Anouza insista pour qu’elle aille à l’institut. C’est ainsi qu’elle atterrit à l’infirmerie de Durmstrang et que des soins sorciers lui permirent de ne plus mettre ses jours en danger. Dans quelques temps, les blessures n’existeraient plus. Cependant, le nouveau directeur était en pleine tourmente avec le ministère. Que s’était-il passé ? Il n’en savait strictement rien. Il avait tout de fois directement lié cet indicent à celui qui s’était déroulé en juin en sa compagnie, incident que lui seul connaissait et qu’il ne voulait pas dévoiler à qui que ce soit, il l’avait promis à l’élève. Une enquête ministérielle allait se mettre en place, c’était certain, surtout après l’affaire Dawn, mais l’occlumens prit la décision d’interdire toute visite à Mlle Krynska jusqu’à nouvel ordre. En attendant, il devait résoudre le problème et pour ça, il avait besoin de la collaboration de cette dernière.

    La rentrée n’avait pas commencé fort pour le jeune homme qui devait gérer la nouvelle année scolaire de Durmstrang et s’occupait de cette affaire en parallèle. Il faisait de son mieux pour que cela ne s’ébruite pas, ce qu’il réussissait malgré quelques fuites. Sous la fatigue et sans s’en rendre compte, le haut de son corps bascula sur le lit et il s’endormit.
    Anton passa la nuit dans cette position, et ce n’est qu’au petit matin, lorsqu’il sentit la douce chaleur du soleil contre sa joue, qu’il leva les yeux et prit connaissance de ce qui venait de se passer. Les yeux encore endormis et les cheveux mal coiffés, il distingua pour la première fois une Louise éveillée. Avec un sourire, il glissa.

    « Bonjour Mlle Krynska, cela fait quelques jours que je vous attends. »


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