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 Une dernière pour la route [Louyse Krynska]

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MessageSujet: Une dernière pour la route [Louyse Krynska]   Mer 29 Juin - 22:14

    C'était maintenant officiel. Lors du diner, Nicolas avait annoncé à ses élèves et à son personnel qu'il quittait la direction de Durmstrang pour le ministère. Certains avaient cru à une blague, mais le sérieux du jeune homme les en dissuada. Il justifia sa décision sur un besoin d'évolution, de renouveau sur le plan professionnel et personnel, ajoutant que rien ne pourrait remplacer ses années passé à l'institut.

    - Mais ne vous inquiétez pas. Vous n'êtes pas débarrassé de moi pour autant, avait il ajouté, avec un sourire. J'assurais toujours mon cours de Magie noire, en tant qu'intervenant, et ce, grâce à la bonté de votre professeur de métamorphose, qui est aussi votre nouveau directeur, Anton Anouza.

    Sans transition, ni déballage, il faut l'avouer, il avait annoncé que son frère reprendrai son travail d'une facon peu motivé. Il était sérieux, il ne doutait en aucun cas de ses capacités à gérer le château. Pourtant, devenir ministre sonnait comme une trahison. Une rupture net et douloureuse. Jamais, au grand jamais, il ne s'était imaginé quitter son poste. Et maintenant qu'il était de retour dans son bureau, il se senti défaillir. Défaillir devant la tache qui l'attendait, diriger un pays ce n'est pas rien, mais aussi devant le poids des souvenirs. Il avait tant connu ici. Il allait abandonner tant de fantômes... Mais quoiqu'il décide désormais, il ne pouvait plus se défiler.

    D'un coup de baguette, il fit apparaitre plusieurs boites en carton, ainsi que deux marqueurs, sur son bureau. Sans magie, comme un signe de respect, il commença par vider ses étagères. Il ne pu s’empêcher de rire en voyant tous les objets qu'il avait pu stocker. Certains avaient une histoire, comme cette lune miniature qu'il avait offert à Italike ou encore cette plume, la préférée de Tempicka, alors que d'autres n'étaient que des babioles récupérées ici et là.

    - Tu es pire qu'une vielle moldu, mon cher ami, se moqua-t-il de lui même, tout en mettant une boule de cristal au fond d'un carton où il écrit en noir : NE PAS JETER.

    Alors qu'il entreprit de trier une valise pleine de fiole, il entendit des pas dans le couloir menant à son bureau.

    - A l'heure, lança-t-il d'un coup d’œil sur sa montre. Parfait.

    Tout en se levant et en époussetant son veston, il fit signe au portrait gardant la porte de faire entrer la nouvelle venue. Voila bien longtemps qu'elle aurait du lui rendre visite, mais n'ayant pas trouvé de temps, ni de travail à lui consacrer, vu ses dernières réunions avec le gouvernement, il avait repoussé la punition de la licorne.

    Deux mois auparavant, il avait attrapé Louise Kryńska au détour d'un couloir, et après un long moment à discuter, il avait décider d'agir en professeur responsable en lui donnant une retenue. Sympa le dirlo' ?

    - Bonsoir Mademoiselle Krynska, dit il à la jeune femme lorsqu'elle entra dans son bureau. J'espère que vous n'avez pas rendez-vous avec la nuit, j'ai du travail pour vous.


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MessageSujet: Re: Une dernière pour la route [Louyse Krynska]   Jeu 30 Juin - 11:58

    Assise sur la plage, Louise laissait vagabonder ses pensées où bon leur semblait, un brin mélancolique. La fin de l'année approchait, mais malgré cette période d'examen, Nicolas Anouza n'avait pas cédé : elle irait en retenue, ce soir là. Peut-être cela lui apprendrait-il à se faire prendre à errer dans les couloirs en pleine nuit et en sale état. Oui, depuis ce malheureux accident, la Licorne faisait preuve de plus de prudence lors de ses allées et retours à l'école pendant le couvre-feu.

    Une vague agitée vint lécher les pieds de la jeune femme, qui tirer de sa rêverie, se redressa brusquement. Le soleil éclairait encore parfaitement la soirée, mais elle ne voulait pas risquer d'être en retard. En réalité, elle appréciait son directeur. Enfin, son ex-directeur. Car Nicolas Anouza avait obtenu le poste de premier ministre bulgare de la magie. Un honneur, sans aucun doute. Mais Louise en était attristée. Qui d'autre serait là pour l'attraper dans les couloirs, désormais ? Il avait été le seul, de toute sa scolarité, à l'avoir surprise en flagrant délit, quand bien même son état physique laissait à désirer cette nuit là. Et pour cet... exploit, elle avait pour lui un certain respect. Chose qui la poussait à se présenter à l'heure dans son bureau.

    Elle mit un certain temps à se rendre à l'école. Elle avait prit de l'avance, mais il fallait encore qu'elle se change, pour troquer sa tenue moldue avec la robe de sorcière réglementaire. Aussi arriva-t-elle à la porte, ou plutôt au portrait du bureau de Monsieur Anouza juste à l'heure. Il avait du l'entendre, car le tableau qui ornait l'entrée de la pièce la laissa passer avant même qu'elle ait dit un mot.

    - Bonsoir Mademoiselle Krynska. J'espère que vous n'avez pas rendez-vous avec la nuit, j'ai du travail pour vous.

    À sa grande surprise, le directeur, ou plutôt l'ex-directeur de l'institut emballait ses effets personnels dans un carton, comme l'aurait fait un moldu. Louise fut attendrit par ce geste, qu'elle comprenait parfaitement. Il aurait pu tout simplement envoyer ses affaires dans son nouveau bureau au ministère, mais le geste aurait manqué de charme. Par cette attitude primitive, il montrait à quel point il tenait à l'école et à ce qu'il avait pu y vivre. Elle ne fit cependant aucune remarque sur le sujet. Elle avait suffisamment exposé son point de vue sur les choses de la vie (et de la mort) à son enseignant pour le restant de ses jours. Cette retenue serait une retenue des plus banale. Il avait du travail pour elle ? Soit, elle ferait ce qu'il lui demanderait.

    - Je n'ai nullement besoin de planifier mes rencontres avec elle, vous savez, Monsieur. Elle et moi sommes condamnées à nous rencontrer chaque fois que les astres nocturnes se présentent, et rares sont les choses aptes à empêcher cela, répondit-elle avec un brin de malice.

    Elle posa son sac à l'entrée de la pièce, qu'elle parcourut du coup regard, intriguée. C'était la première fois qu'elle était conviée dans le bureau d'un enseignant. Malheureusement, elle ne pourrait en analyser les composantes, qui se trouvaient peu à peu reléguées dans différents cartons.

    - Que dois-je faire ? se contenta-t-elle de demander.

    Elle n'ajouta pas que plus vite elle en aurait fini, plus vite elle pourrait retrouver son amie nocturne ; c'était l'évidence même, et Nicolas Anouza, malgré son niveau poste de ministre de la magie, ne l'en empêcherait pas.
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MessageSujet: Re: Une dernière pour la route [Louyse Krynska]   Mer 20 Juil - 22:03

    Nicolas examina la jeune femme. Le regard espiègle, un sourire énigmatique. Pas de doute, elle avait trouvé sa place chez les licornes.

    - Il suffirait de prolonger votre retenue jusqu'au petit matin pour que vous ne puisez pas la rencontrer cette fois ci. Lanca-t-il en souriant. Mais semble-t-il que cela soit interdit... Pour le moment.

    Il plaisantait bien sur. Il n'aurait surement pas le temps, et encore le pouvoir, de réécrire toutes les lois qui régissaient le pays à sa convenance. Son but premier était d'assurer le maintient de ce dernier et de bâtir un présent et un futur plus glorieux que ce qu'a connu la Bulgarie ces dernières années. Et puis de toute façon, il laissait aux bons soins de son frère de dépoussiérer le règlement de l'école.

    - Que dois-je faire ? se contenta-t-elle de demander.

    Il regarda autour de lui puis désigna une armoire; qu'il pointa du doigts.

    - Il faudrait vider, trier et ranger tout ce qui se trouve là dedans. Des ingrédients pour des potions entre autres.

    Il est évident qu'en terme de retenue, il y a mieux, mais quitte à perdre du temps, autant le perdre intelligemment. Laissant Louise avec ses flacons, il s'approcha d'un meuble à tiroirs où il retrouva, lorsqu'il entreprit de le vider, un devoir qu'il avait égaré, quelques plumes ainsi qu'un biscuit datant surement de l'époque médiéval.

    Il en fut ainsi pendant quatre heures. Quatre longues heures où Louise et Nicolas s'activèrent autour des cartons, un marqueur à la main. Désormais, son bureau, du moins son ancien bureau, pouvait accueillir Anton. Tout ses souvenirs, ses effets étaient maintenant dans un coin de la salle, près à être transporter vers le ministère, lieu où il travaillerait désormais.

    - Et bien... Vous avez fait du bon travail mademoiselle Kryńska. Dit il alors que l'horloge du château venait de sonner les douze coups de minuit. Avant de vous laisser vagabonder dans les couloirs, vous accepteriez de boire un dernier café avec moi ?

    Sans même attendre une réponse, il sortie sa baguette pour la première fois de la soirée, et fit apparaitre deux tasses fumantes de Bourbon pointu. Il avait retenu la leçon. S'asseyant dans un des fauteuils, il invita la licorne à faire de même dans celui en face de lui.

    - Vous êtes en deuxième année, c'est cela ?
    Lui demanda-t-il tout en lui tendant sa tasse. Vous avez déjà un projet professionnel ?

    C'était une question sans but précis. Une question pour en apprendre un peu plus sur la dernière élève qu'il convoquerait en tant que directeur. Quitter Durmstrang restera surement le choix le plus difficile et le plus incertain qu'il eu fait jusqu'à lors.


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MessageSujet: Re: Une dernière pour la route [Louyse Krynska]   Mer 27 Juil - 15:10

- Il suffirait de prolonger votre retenue jusqu'au petit matin pour que vous ne puisez pas la rencontrer cette fois ci. Mais semble-t-il que cela soit interdit... Pour le moment.

Louise eut un faible mais sincère sourire. Nicolas Anouza plaisantait, cela allait sans dire. Mais la jeune femme aurait réellement désiré sortir. Prendre l'air. Qui plus est, la lune était pleine, cette nuit là. Promesse d'une nuit claire et lumineuse. Elle aurait voulu aller sur la falaise. Mais elle n'aurait pas le temps. Fichue retenue. Elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même, mais n'y parvenait pas. Depuis son arrivée à l'institut, elle ne s'était jamais faite prendre. Et pourtant, Merlin seul savait le nombre de fois qu'elle avait enfreint le règlement durant le sommeil de ses camarades. Car quand elle n'avait pas le cœur à vadrouiller sur les rives de la mer Noire ou dans la forêt, c'étaient les couloirs de l'institut lui-même qui accueillaient ses pérégrinations. Rayons interdits de la bibliothèque fermée à quadruple tour, salles de cours désertes et pleines de choses aussi diverses que des épouvantards, des miroirs magiques et de multiples ingrédients... L'école renfermait plus que ce que l'on pouvait croire. Et une élève s'évertuait à en découvrir les moindres secrets depuis qu'elle avait posé le pied à Durmstrang... Mais il y a peu, la demoiselle s'était fait attrapée alors qu'elle retournait docilement dans son dortoir. Elle aurait peut-être pu s'éclipser, si elle avait été en meilleur état physique et en possession de sa baguette. Malheureusement, les évènements avait joués en sa défaveur. Une eau trop froide, une baguette oubliée, un professeur au mauvais endroit au mauvais moment... Et voilà qu'elle se retrouvait en retenue. Entravée, dans l'impossibilité d'aller saluer cette chaude nuit de fin juin. Elle s'était résignée. Non sans mal.

- Il faudrait vider, trier et ranger tout ce qui se trouve là dedans. Des ingrédients pour des potions entre autres.

Louise acquiesça, se pliant à la requête de son enseignant. Après tout, elle n'avait pas réellement le choix. De manière méthodique, elle examina les étagères de l'armoire qu'avait désignée le nouveau ministre, tournant du bout des doigts les flacons et autres récipients où logeaient des éléments plus intrigants les uns que les autres et effleurant les étiquettes jaunies par le temps sur lesquelles étaient inscrites des indications concernant le contenu des fioles. Quand elle eut saisit de quelle manière était organisée l'armoire, elle entama le travail qu'on lui avait confié. Pas une fois, elle ne s'arrêta pour souffler. Elle désirait par dessus tout finir au plus vite afin de se réfugier sur la plage. Elle avait renoncer à la falaise, mais pas à la mer. Et après tout, la plage serait un bon compromis. Elle se promis seulement d'aller chercher sa baguette dans sa chambre avant d'aller piquer une tête. Histoire de ne pas revenir frigorifiée ou estropiée. La nuit avait beau être chaude et la mer calme, elle avait retenue la leçon.

- Et bien... Vous avez fait du bon travail mademoiselle Kryńska. Avant de vous laisser vagabonder dans les couloirs, vous accepteriez de boire un dernier café avec moi ?

Cela faisait quatre heures que Louise se trouvait dans le bureau de l'ancien directeur. L'espace d'un instant, elle s'était demandé s'il était toujours habilité à donner et superviser ce genre de sanction. Mais après tout, il passait du poste de directeur de l'institut Durmstrang à ministre bulgare de la magie. C'était plus qu'une promotion, et Louise doutait qu'il soit ainsi destituer d'un pouvoir aussi insignifiant que celui de sanctionner un élève. Quoiqu'il en soit, la proposition du jeune homme ne la laissa pas indifférente. Le premier et dernier verre qu'ils avaient partagé avait été plutôt vivifiant. Quoique après coup, Louise s'était sentie honteuse de s'être autant dévoilée. Elle n'avait pas pour habitude d'exposer ses théories existentielles au premier venu.

Avant même que la jeune femme n'ait pu accepter sa proposition, une douce odeur de café vint chatouiller ses narines. Une odeur qu'elle connaissait bien et qui lui arracha un sourire. Elle ne fit pas de commentaire mais accepta la tasse de bourbon pointu avec un plaisir non dissimulé une fois qu'elle se fut assise dans le siège face à celui qu'occupait déjà Nicolas.

- Vous êtes en deuxième année, c'est cela ? Vous avez déjà un projet professionnel ?

Le sujet de conversation était pertinent, mais elle doutait de pouvoir l'enrichir en conséquence. Personnel mais officiel, l'ex directeur se contentait de gratter la surface, contrairement à leur dernière entrevue. Cela dit, elle lui trouva son intérêt...

- En deuxième année, oui, c'est exact, acquiesça-t-elle. Je considère que j'ai encore le temps de penser à l'avenir. Je préfère ne pas m'en préoccuper, je pense que je vous ai suffisamment exposé mon point de vue sur la question la dernière fois pour ne pas vous ennuyer plus encore avec mes élucubrations sur la vie.

Elle jeta un coup d'œil entendu à son interlocuteur par dessus la tasse de café chaud qu'elle porta à ses lèvres, soufflant avec précaution sur le liquide fumant. La vapeur qui se dégageait de la boisson troublait sa vue et se déposait en une fine couche d'eau sur la peau pâle de son visage, de chaque côté de son nez et sur sa lèvre supérieure, qu'elle trempa dans le café pour en faire danser une petite portion sur sa langue, électrisant ses papilles sous l'arôme délicat et fruité de ce café de premier choix. Puis elle éloigna la tasse de sa bouche et reprit la parole.

-Peu de milieux m'intéressent. J'aimerai faire quelque chose d'utile, sans attirer le feu des projecteurs sur ma personne. On ne peut plus échapper aux médias, c'est désolant. J'aimerai m'arracher au monde. Voyager. Oui, voilà une chose qui me tente !

Un sourire étira ses lèvres. Ce qu'elle disait n'apprenait rien sur elle à l'enseignant. Rien d'important. Ou du moins rien que tout à chacun ne sache déjà. Ce qu'elle voulait faire de sa vie, elle le partageait volontiers. Peu lui importait qu'on la juge sur ses actes. Ce qui comptait à ses yeux, c'était la manière dont elle appréhendait cette vie.

- Qu'importe. Assez parler de moi. Je savais que vous quittiez Durmstrang, mais cette soirée à débarrasser votre bureau rend la chose plus réelle, commença-t-elle, entre deux gorgée de café. Est-ce que ça ne vous effraie pas, de passer de directeur de Durmstrang à ministre de la magie ? Ce n'est pas que je mette en doute vos capacités, loin de là, vous êtes excellent en tant que professeur. Seulement, diriger un gouvernement...

Elle laissa sa phrase en suspens. Qu'aurait-elle pu ajouter ? Que ça allait être dur, qu'il devrait se faire du soucis ? Il s'en faisait sûrement déjà. La vérité... La vérité était inavouable. Inacceptable. Immorale. La vérité, c'était que la jeune femme se faisait du soucis pour son enseignant. Il l'avait écoutée quand elle en avait eu le plus besoin, et elle lui en était infiniment reconnaissant. Alors oui, elle s'inquiétait pour son professeur, pour qui elle vouait non seulement le respect que devait un élève à son enseignant, mais aussi l'affection qu'une jeune fille pouvait vouer à un ami qui avait su l'aider, la conseiller, et ce, malgré l'obstination dont elle faisait preuve. Elle l'appréciait plus qu'elle ne l'aurait du, c'était vrai. Ce n'était pas interdit, mais c'était mal vu. Alors elle laissa sa phrase en suspens.
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