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 « Notre grand tourment dans l'existence vient de ce que nous sommes éternellement seuls, et tous nos efforts, tous nos actes ne tendent qu'à fuir cette solitude. Normalement. » [Préfets]

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MessageSujet: « Notre grand tourment dans l'existence vient de ce que nous sommes éternellement seuls, et tous nos efforts, tous nos actes ne tendent qu'à fuir cette solitude. Normalement. » [Préfets]   Ven 22 Avr - 17:29

Elena travaillait sur son devoir de Métamorphose lorsqu'elle avait soudainement pesté, regardant l'heure. Il était plus de neuf heures. Le couvre feu était dépassé, et il fallait qu'elle sorte. Car cette nuit.. Cette nuit, elle devrait s'enfoncer au plus loin de la forêt aux alentours de l'Institut, s'éloigner le plus possible de ces gens qu'elle pourrait blesser. La forêt n'était pas épaisse au premier abord. Mais lorsqu'on s'y enfonçait, plus loin que les élèves n'osaient aller, lorsque le chemin disparaissait et que les buissons gênait votre avancée, on découvrait une forêt plus sombre, plus habitée que le long sous bois auquel avaient accès les élèves. C'était là qu'Elena allait, les soirs de pleine lune. Les soirs où sa nature de loup prenait le dessus, et que son côté humain était envoyé dans un coin de son cerveau, incapable d'agir.

D'habitude, elle sortait de sa salle commune bien avant le couvre feu, après avoir pris soin d'avoir énormément mangé, histoire de limiter les dégâts, et de faire en sorte que personne ne la suive. Elle allait dans le parc, comme si elle se promenait, prenait un dernier bol d'air frais avant d'aller dormir. Mais elle bifurquait, et s'enfonçait au plus profond de la forêt.

Ça, c'était d'habitude. Avec l'arrivée des beaux jours, et le soleil se couchant plus tardivement, elle n'avait pas fait attention à l'heure. Elle prenait donc énormément de risques en sortant maintenant, et en espérant qu'aucun préfet ne viendrait faire sa ronde dans le hall. L'avantage, quand vous avez des gènes de loup, c'est que vos sens sont un peu plus développés, les jours où la lune serait pleine. Ainsi, elle arrivait sans beaucoup de mal à se déplacer très silencieusement dans les couloirs et voyait plutôt bien dans le noir. Marchant donc le plus silencieusement possible, elle arriva dans le hall, éclairé par la lumière rouge d'un soleil qui se couchait, annonçant l'arrivée prochaine de la nuit, et de la lune. Il allait falloir qu'elle courre pour être sûre d'être assez loin dans la forêt, cette nuit.
Alors qu'elle passait près des statues des fondateurs de l'Institut, l'un d'eux s'anima, et la terre sembla s'écrouler autour d'Elena. La discrétion dont elle avait fait preuve jusqu'alors ne servirait plus à rien, car il parla d'une voix grave, forte, qui résonna dans tout le hall, et provoqua un horrible bruit de pierre que l'on frotte l'une contre l'autre lorsque son énorme main se posa sur l'épaule d'Elena.

« Dis donc jeune fille, ne devrais-tu pas être au lit ? »

Le visage d'Elena n'était qu'horreur. Peur, désespoir. Il fallait qu'elle s'en aille, pour le bien de tous. Elle ne pouvait pas se transformer dans l'Institut, elle ferait du mal aux élèves, elle les blesserait, en transformerait, en tuerait... Elle ne voulait pas être la cause de ce carnage. Gigotant comme une folle, la panique commençant à monter, elle tentait de se détacher de l'emprise de la statut, qui ricanait, de cette voix forte.

Soudainement, elle redoubla d'efforts pour se libérer. En effet, elle venait d'entendre des pas pressés venant d'un couloir en face..
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MessageSujet: Re: « Notre grand tourment dans l'existence vient de ce que nous sommes éternellement seuls, et tous nos efforts, tous nos actes ne tendent qu'à fuir cette solitude. Normalement. » [Préfets]   Sam 23 Avr - 11:11

Amaelis poussa un soupire déchirant, se demandant encore pourquoi elle avait accepté le rôle de préfète. Car à part des tâches supplémentaires à accomplir, il n'y avait pas grand chose d'autre à tirer de ce rôle. Bon, il est vrai que ça lui donnait un certain prestige et pouvoir sur les élèves, mais ça s'arrêtait là. En dehors de ça il n'y avait rien de bénéfique à assurer ce poste. Sauf peut-être dans le fait qu'elle travaillait avec Ely et pouvait la voir régulièrement comme ça, et discuter un peu avec elle lorsque leurs chemins de ronde se croisaient. Mais autrement... Il n'y avait rien. Mais en attendant, elle marchait tout de même dans les couloirs vides d'élèves, après le couvre feu, jouant à faire tourner sa baguette entre ses doigts sans vraiment y faire attention, s'ennuyant profondément. Elle avait en charge de surveiller le rez-de-chaussée et le sous-sol, histoire de vérifier qu'aucun élève ne décidait de se faire la malle durant la soirée. Les préfets assuraient les rondes des premières heures, puis devaient comme tous les élèves aller se coucher, alors remplacés par les professeurs qui se relayaient également.

La blonde remontait tranquillement les marches pour accéder au hall lorsqu'elle entendit la voix rocailleuse de Bernard de Montauban, une des statues, retentir gravement. Tiens tiens, ainsi il y avait un élève dans les couloirs. Voilà qui aller rendre la soirée un peu plus intéressante au moins. Elle monta les marches un peu plus vite pour être la première sur place et ne fut pas déçue en voyant l'élève en train de se débattre, aux prises avec l'homme de pierre. Amaelis eut un sourire un peu amusé, et après un dernier tour dans sa main, elle tint fermement sa baguette en s'approchant de la fille qui se trouvait coincée là. Bien bien bien... qu'avait-elle donc ici.


-Allons, qui voilà donc... Tu es...?

Amamelis observa la jeune femme qui semblait apeurée et inquiète à l'idée d'être prise ici. Ou bien était-ce peut-être autre chose... Mais sur le coup, c'est ce qu'Amaelis perçue, aussi elle ne s'inquiéta guère de sa survie, alors que c'est sans doute ce qu'elle aurait dû faire. Enfin, pour le moment, ça ne la préoccupait pas vraiment. Elle attendait plutôt une réponse de l'élève, s'étant planté devant elle tandis que la statue la tenait toujours. Amaelis remarqua alors la fine cicatrice, quasiment invisible, sur le visage d'Elena, qui partait de son oreille et descendait dans son cou. D'ailleurs elle l'avait vu au théâtre si elle ne se trompait pas.

-Elena, c'est ça? La fille au théâtre.

Oui, maintenant elle la reconnaissait. Amaelis haussa un sourcil. Il lui avait semblé pourtant qu'elle n'était pas du genre à sortir la nuit. Mais les gens cachaient souvent bien des secrets... D'ailleurs la cicatrice l'avait intrigué lors de leur brève rencontre au théâtre, mais la blonde n'avait pas cherché à en apprendre plus.

-Bernard, pourriez-vous la lâcher s'il vous plaît? Merci.


La statue sembla se rendormir, tandis que des bruits de pas arrivaient. Amaelis barrait le chemin à Elena, tenant sa baguette entre ses mains. Il allait falloir demander à un professeur de venir ici, voir conduire l'élève auprès de l'un d'entre eux. Enfin, ça, c'était suivant les règles de l'école. Mais solidarité entre élève oblige, Amaelis serait tout à fait prête à fermer les yeux cette fois-ci, mais ça ne serait peut-être pas le cas des deux autres. Bien qu'à part Victoria, la préfète des Dragons doutait que quiconque serait prête à faire respecter la règle à la lettre.
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MessageSujet: Re: « Notre grand tourment dans l'existence vient de ce que nous sommes éternellement seuls, et tous nos efforts, tous nos actes ne tendent qu'à fuir cette solitude. Normalement. » [Préfets]   Mer 27 Avr - 11:25

Cette soirée-là, Ely devait faire sa ronde, comme son rôle de préfète lui annonçait, et elle devait donc veiller un peu plus tard. Luttant contre cette envie de s'allonger avec douceur au beau milieu de quelques draps et d'une couette bien chaude, elle n'avait d'autres choix que d'arpenter les couloirs des premier et second étages. Elle n'était pas fatiguée, simplement, son corps demandait un peu de douceur que les chaises et les bancs ne lui donnaient pas. Ses yeux étaient grand ouverts, observant les murs parfois animés du château par des petits tableaux. Les quelques personnages qui se trouvaient dans ce couloir la reconnaissaient bien. Il la saluait et sortait du tableau pour rendre une dernière visite à ses camarades. Elle leur souriait en retour et ne pouvait s'empêcher de rire à l'idée qu'ils pouvaient se balader de tableaux en tableaux, c'était leur univers. Elle marchait lentement, pour ne pas faire trop de bruit. Elle était préfète, certes, mais il fallait tout de même qu'elle ne réveille pas tout le château. Son tour au premier étage s'achevait et elle rejoignait sans se presser l'escalier qui accédait à son étage, pour rapidement jeter un coup d'oeil et enfin pouvoir s'allonger.

Elle venait à peine de poser un pied sur la première marche lorsqu'elle entendit un son grave à l'étage inférieur. Elle hésita un instant mais préféra jeter un coup d'oeil par curiosité. Elle descendit les marches une par une, retenant son souffle comme si elle se mettait en danger. Elle arriva dans le couloir où une voix féminine se faisait entendre. Elle n'eut aucun mal à reconnaître Amaelis, qui était préfète de sa lignée. Elle ne voyait qu'elle pour le moment et se demandait bien ce qu'elle pouvait bien faire ici et à qui elle parlait.


« Tiens Amaelis, qu'est-ce que tu... »

Étant bien plus proche à présent, elle put constater qu'une autre fille était là, face à une statue immobile. Ely connaissait l'identité de cette élève, Elena Woods, une Licorne comme elle. Elle la croisait très souvent dans sa salle commune même si elle ne la connaissait pas vraiment. De nombreuses fois, elles travaillaient toutes les deux dans leur salle commune et se séparaient lorsque l'une des deux allait de coucher. Elena semblait plutôt travailleuse et sérieuse, sa place ici était très étrange pour Ely.

« Elena ? Je peux savoir ce que tu fais ici ? »

Elle n'était pas autoritaire mais il fallait avouer que la voir ici, si loin de sa salle commune lui paraissait plutôt imprudent. En effet, il arrivait fréquemment que des professeurs passaient par là, pour faire leur propre ronde et s'ils voyaient une élève en dehors de sa salle commune à une heure aussi tardive, une sanction serait inévitable. Elle insista son regard sur la jeune Licorne et remarqua une certaine panique qui se lisait dans son regard. C'était un peu son rôle de la réprimander mais Ely s'en voulait à présent, ayant une impression d'avoir été trop dure. Elle tenait à la faire rentrer dans sa salle commune sans faire plus d'histoire et s'approcha un peu plus des deux filles. Son regard se remit sur Amaelis qui semblait elle aussi ne pas vraiment se préoccuper de lui donner une sanction ou non.

« Nous devrions toutes rentrer à présent. »

Elle fixa Amaelis comme pour lui dire que tout était bon et qu'elle prendrait en charge Elena pour l'accompagner jusqu'à sa salle commune.


[HRP : à Elena de répondre, après Amaelis, Ely, et selon situation, viendra le tour de Victoria]
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MessageSujet: Re: « Notre grand tourment dans l'existence vient de ce que nous sommes éternellement seuls, et tous nos efforts, tous nos actes ne tendent qu'à fuir cette solitude. Normalement. » [Préfets]   Dim 8 Mai - 16:20

    La prise de la statue était imparable. Elena avait déjà ma là l'épaule, là où la statue la serrait, et ses gigotements ne changeaient rien. Elle n'avait pas entendu Amaelis s'approcher. Si bien que lorsqu'elle apparut dans son champ de vision, Elena sursauta violemment et arrêta de bouger. Elle jeta un coup d'oeil dans le hall. L'obscurité arrivait. Elle pouvait deviner un ciel plus gris que bleu à travers les hautes fenêtres. La nuit allait bientôt être là, et elle était aux prises avec une statue, une élève devant elle. Son sang battait si fort à ses tempes qu'elle entendit à peine Amaelis parler.

    Elle réfléchissait. La statue l'avait lâchée, elle était libre de ses mouvements. Si elle se mettait à courir, il y avait peu de chances pour qu'Amaelis puisse l'empêcher de sortir, mais elle se prendrait surement un sort, ou alors Amaelis la suivrait jusque dans la forêt.. Chose qu'elle ne pouvait envisager.

    Elle hésitait à courir quand des bruits de pas se firent entendre.

    « Elena ? Je peux savoir ce que tu fais ici ? »

    Ely était là, Ely Screat, la préfète des licornes. son ton était autoritaire. Et surpris. Et ce n'était pas très étonnant. Elena ne faisait jamais de vagues. C'était à peine si ses professeurs la remarquaient, en cours. Elle ne parlait jamais. Elle se rendait à ses cours en marchant la tête baissée, cachée par ses cheveux.
    Elena regarda Ely. Elle voulait qu'Ely la laisse partir. Elle voulait qu'elles comprennent, qu'elles prennent peur. Elle voulait qu'elles partent.
    Mais Ely ne prit pas peur. Elle ne partit pas sans elle. Elle évitait à Elena une sanction, si celle-ci la suivait, et retournait gentiment dans leur dortoir. Dans leur dortoir rempli d'élèves..

    Elle fixa une nouvelle fois Ely, intensément, voulant à tout prix qu'elle décèle qui elle était, et ce qu'elle allait devenir. Mais son regard ne suffisait pas, apparemment, alors elle essaya de leur parler.
    « Non, non je ne peux pas rentrer. Il faut... Il faut que vous partiez, vite ! Je dois aller, je dois aller dans ... »
    Elle ne finit jamais sa phrase. Car un rayon de lune perça, ses yeux virèrent au doré, et elle s'écrasa sur le sol, se tortilla, tandis qu'un grognement sourd s'élevait de sa poitrine.


    Spoiler:
     
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MessageSujet: Re: « Notre grand tourment dans l'existence vient de ce que nous sommes éternellement seuls, et tous nos efforts, tous nos actes ne tendent qu'à fuir cette solitude. Normalement. » [Préfets]   Mer 13 Juil - 12:04

Devant le dilemme qui s'offrait à elle de laisser l'élève regagner son dortoir sans se soucier d'autre chose, Ely arriva à son tour. Elle sembla très surprise de trouver Elena ici. Elle fit un simple signe de tête pour saluer la jeune femme, bien que le sourire sur les lèvres de la jeune femme laissait présumer qu'elle était également heureuse de voir la préfète des Licornes ici présente. Elles échangèrent un regard après qu'Ely ait parlé, et d'un commun accord décidèrent de laisser simplement Elena regagner le dortoir, sans savoir la réalité à laquelle elles s'exposaient en agissant ainsi. En faisant leur devoir de préfète. Elle poussa un soupir et commença à s'éloigner, sans prendre gare à ce qu'il pouvait se passer en laissant les deux élèves seules ici.

* Bon, je n'ai plus qu'à aller chercher le professeur sensé prendre la surveillance derrière nous. D'ici là elles devraient pouvoir avoir quitté les lieux et regagné leurs dortoirs. *

Tout du moins, c'était ce qu'elle pensait. Elle commençait à monter l'escalier principal, lorsqu'elle entendit le bruit d'une chute. Elle fronça les sourcils en se retournant et observa ce qu'il se passait. Elena était au sol, se tordant de douleur. Et Amaelis comprit plus tard qu'elle aurait dû à ce moment là fuir le plus loin possible. Mais elle resta figé, ne comprenant pas ce qu'il se passait et commençant à revenir sur ses pas.

Elle comprit son erreur trop tard, lorsqu'elle vit le début de transformation de la fille. Son esprit lui criait de faire demi-tour, comme tout le reste de son corps, mais Ely restait également figée devant la créature qui commençait à naître, remplaçant petit à petit l'élève. Bon sang, c'était bien leur veine... Le grognement qui montait ne disait absolument rien qui vaille, et Amaelis accéléra pour arriver au niveau d'Ely, se laissant glisser sur le dernier mètre pour saisir le bras de la brune.


-Ely, je crois que c'est le moment pour nous de fuir et d'aller trouver un prof.

Mais c'était sans doute un peu tard. Elena, ou plutôt sa forme lycanthrope était en train de se redresser, prenant apparemment ses repaires. Amaelis commença alors à courir vers les escaliers en tenant toujours le bras de la préfète des Licornes, bien qu'il n'y en avait sans doute plus vraiment besoin. Il fallait monter trois étages pour atteindre les appartements des professeurs. Leurs chances d'y arriver ? Quasiment nulles. Voyant qu'Elena les avait repéré et semblait songer sérieusement à faire d'elles ses prochaines victimes en jetant un coup d'oeil en arrière, Amaelis tenta de jeter un sort d'immobilisation, sans succès, car il fut évité et qu'elle en profita pour leur passer devant et leur bloquer le chemin vers la fuite. Restait deux possibilités : fuir vers l'arrière vers un espace dégagé, ce qui était une très mauvaise idée, continué dans un espace restreint, un couloir se trouvant sur leur gauche. Couloir menant aux Jardins Intérieurs. C'était leur meilleur espoir, et Amaelis avait déjà un plan.

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MessageSujet: Re: « Notre grand tourment dans l'existence vient de ce que nous sommes éternellement seuls, et tous nos efforts, tous nos actes ne tendent qu'à fuir cette solitude. Normalement. » [Préfets]   Dim 17 Juil - 16:55

Ely était à deux doigts de se rapprocher d'Elena, cette jeune élève Licorne qui semblait simplement perdue du fait qu'elle se soit faite prendre en pleine ballade nocturne. Il était certes le rôle d'Ely de la dénoncer, mais elle n'avait rien fait de mal, aucune vie n'était à présent en danger et il suffirait simplement de retourner se coucher sans qu'aucun problème n'ait été détecté. Au moment où elle s'apprêtait à prévenir Elena que rien n'irait mal pour elle et que, si elle promettait de ne plus faire ce genre d'escapade nocturne, elle la laisserait simplement rentrer sans en discuter ultérieurement avec les professeurs. Elle n'eut le temps de prononcer aucun mot puisque la jeune femme en face d'elle s'écroula soudainement au sol pour se tordre de douleur. Amaelis était déjà sur le chemin du retour, et Ely ne prit donc pas la peine de se retourner. Tout d'abord, elle n'en crut pas ses yeux, elle resta pétrifiée sans savoir quoi dire, sans avoir le courage de s'approcher. Elle aurait voulu l'aider mais la voir ainsi, se tortiller presque comme un ver, l'empêchait de bouger le moindre de ses membres. Elle n'entendit même pas les pas de la préfète des Dragon qui revenait derrière elle. Quelques mots seulement purent sortir de sa bouche.

« Ele... Elen... Elena... je t'en prie... »

Elle ne savait pourquoi elle disait cela, mais la voir ainsi était insupportable. Observant la transformation de la jeune femme, Ely était horrifiée. Elle avait assisté à ce genre d'observation dans son passé, juste avant la mort de sa sœur aînée. Un loup garou. Oui. Elle assistait pour la deuxième fois de sa vie à la transformation d'un sorcier en loup-garou. Comment était-il possible qu'Elena, cette adorable fille puisse devenir cette monstrueuse créature qui avait tué sa sœur. Perdue dans cette horrible vision, Ely ne se réveilla même pas lorsqu'Amaelis s'était approchée d'elle et l'avait tirée par le bras. Elle la suivait machinalement en courant, mais des larmes étaient en train de couler sur son visage. Elle reprit ses esprits quelques secondes plus tard, quand la présence de l'autre jeune femme lui était soudainement revenu en mémoire. Elle bafouilla quelques mots, ne sachant vraiment quoi dire.

« Amaelis, c'est... c'est... »

Elle l'avait probablement également deviné, cette histoire était complètement folle. Un loup-garou était en train de se balader dans l'établissement magique. Comment une telle situation était-elle possible ? Comme Ely s'était-elle retrouvée dans un bordel pareil ? Comment une simple ronde de routine avait-elle pu se transformer si soudainement en course poursuite. Elle avait très peur, et tremblait de tous ses membres. De très loin, elle avait assisté à la mort de sa sœur, car heureusement, ses parents et elle avaient échappé aux crocs de la bête, de justesse. Elle ne se souvenait pas exactement de tout ce qu'il s'était passé cette nuit-là, elle était pourtant déjà âgée de sept ans, mais certains détails s'étaient effacés de sa mémoire pour se protéger. Elle n'avait cependant pas perdu le visage de la terrible créature qui avait, de sang-froid, lacéré le corps de sa sœur, seulement âgée de quinze ans.

Ely et Amaelis avaient couru, la seule option qu'elles avaient eut à l'apparition de cette méchante version d'Elena. Mais à présent, elles se retrouvaient dans une situation délicate, où le meilleur choix serait évidemment de ne pas se faire tuer. Ely avait les idées bien trop embrumées pour prendre une sage décision et, à nouveau, elle se sentit donc tirée par Amaélis vers un couloir qu'elle reconnut : il allait les mener vers les Jardins Intérieurs. Ely avait eut quelques occasions de s'y aventurer, mais aurait préféré connaître davantage l'endroit où Amaelis semblait la tirer.


« J'imagine que tu sais ce que tu fais... »

Elle avait retrouvé sa voix normale mais, bien qu'ils se soient un peu calmés, quelques tremblements étaient encore présents. Elle respira fort, et observa Amaelis avec un regard suppliant. *J'espère que tu sais vraiment ce que tu fais !* Elle n'avait pas besoin de le répéter, Ely se dit qu'elle comprendrait sûrement ce qu'elle était en train de se dire.
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MessageSujet: Re: « Notre grand tourment dans l'existence vient de ce que nous sommes éternellement seuls, et tous nos efforts, tous nos actes ne tendent qu'à fuir cette solitude. Normalement. » [Préfets]   

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